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  • Breton de nom (grands-parents) mais Auvergnat de naissance, de coeur et de résidence. Marié, 2 filles, mes 2 loisirs favoris, la lecture et le vélo, alimentent ce blog.
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 15:39

Comme annoncé, j'ai décidé de migrer d'OverBlog, envahi par la publicité au point de rendre illisible les articles, vers une plateforme ad-free (pourvu que ça dure....).

Vous pouvez donc continuer de me lire ici.

A bientôt.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 19:23

Bonjour à tous,

pour changer, un petit coup de gueule.

Jusqu'à l'été dernier OverBlog appliquait une politique de pub qui était intéressante : seuls les blogs inactifs pendant quelques semaines (2 ou 3 mois de mémoire) se voyaient affublés de publicités lors de leur consultation.

Le simple fait de publier un article ou une page remettait le compteur à zéro et faisait disparaitre les pubs.

Mais ça ne devait pas rapporter assez...

Depuis la rentrée, tous les blogs se voient maintenant polluer par des publicités, animées pour certaines, qui rendent la lecture des articles difficile.

Stop à la pub sur Overblog

Un bloggeur qui fait des efforts pour soigner sa mise en page, son modèle, les illustrations d'articles, ... perd tout le bénéfice de son travail.

La 1ère parade : se payer un abonnement "Premium" à Overblog à 5€ par mois , un peu cher pour un blogger occasionnel comme moi.

Sinon je conseille aux visiteurs de ce blog d'utiliser Mozilla Firefox et d'installer le plugin "Disconnect" qui filtre plutôt bien les pubs "embarquées" dans les pages, d'OverBlog mais aussi des autres sites.

Je mettrai ce conseil en exergue de mes prochains articles.

Et je commence à chercher une autre plateforme...

Bonne lecture (sans pubs?!)

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 11:00

Bonjour à tous,

comme expliqué dans mon dernier post, le début de l'année 2014 a été très chargé avec la rénovation d'un appartement en vu de le mettre en location.

Avant de vous présenter les travaux effectués et le résultat final, voici quelques photos de l'intérieur de cet appartement au tout début, juste après avoir vendu ou donné le mobilier qu'il contenait.

[Edit du 15/05/15] La suite de cette rénovation ici

L'entrée

L'entrée

La cuisine : pas de de plan de travail, vieil évier sur son meuble, une chaudière de plus de 20 ans, châssis de fenêtre en bois, et pas mal de nettoyage à faire.La cuisine : pas de de plan de travail, vieil évier sur son meuble, une chaudière de plus de 20 ans, châssis de fenêtre en bois, et pas mal de nettoyage à faire.

La cuisine : pas de de plan de travail, vieil évier sur son meuble, une chaudière de plus de 20 ans, châssis de fenêtre en bois, et pas mal de nettoyage à faire.

Le salon/séjour, avec un parquet dont on sent le potentiel (il est caché sous une bache) mais qui nécessite une belle rénovation. Le papier aux mur avait été changé une vingtaine d'année avant et n'est pas le plus vilain.

Le salon/séjour, avec un parquet dont on sent le potentiel (il est caché sous une bache) mais qui nécessite une belle rénovation. Le papier aux mur avait été changé une vingtaine d'année avant et n'est pas le plus vilain.

Les chambres, avec leur papier d'origine assez affreux, et de vieilles fenêtres qui laissent passer l'air. Toutes ont de la moquette, collée(!) sur le parquet d'origine.
Les chambres, avec leur papier d'origine assez affreux, et de vieilles fenêtres qui laissent passer l'air. Toutes ont de la moquette, collée(!) sur le parquet d'origine.Les chambres, avec leur papier d'origine assez affreux, et de vieilles fenêtres qui laissent passer l'air. Toutes ont de la moquette, collée(!) sur le parquet d'origine.

Les chambres, avec leur papier d'origine assez affreux, et de vieilles fenêtres qui laissent passer l'air. Toutes ont de la moquette, collée(!) sur le parquet d'origine.

Et sans doute le clou du spectacle avec la salle de bain : papier "imitation carrelage" , vieux lavabo et bidet.

Et sans doute le clou du spectacle avec la salle de bain : papier "imitation carrelage" , vieux lavabo et bidet.

Et baignoire sabot (une rareté).

Et baignoire sabot (une rareté).

Et bien sûr toute l'installation électrique était hors normes, dans son jus de 1964 (pas de tableau, fusibles intégrés aux prises et boutons), et au final assez dangereuse pour l'usager.

Il était sûr qu'en l'état l'appartement était difficile voire impossible à louer.

La liste des travaux était longue et le budget conséquent, mais prévu dans le plan d'achat. Il fallait donc maintenant se retrousser les manches, avec l'objectif de finir au plus vite, de manière optimiste avant l'été. La réalité sera un peu différente, je vous en parle dans les posts à venir.

[Edit du 15/05/15] La suite de cette rénovation ici

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 11:08

Bonjour,

voici plusieurs mois que je n'ai publié aucun article sur ce blog, normalement consacré à mes loisirs.

Effectivement pratiquement plus de lectures, pas de vélo, pas de rando, et pas de temps. Et pour cause : depuis Février on est propriétaire d'un appartement ancien, qui appartenait à mes grands-parents, et que nous rénovons avant de le mettre en location.

Certains des travaux ont été confiés à des professionnels plus compétents et plus rapide que nous (fenêtres, électricité, chaudière, parquets). Mais nous avons réalisé nous-même la rénovation des murs, plafonds, boiseries, sanitaires et cuisine.

Et cela nous prend tout notre temps libre, soirs, WE et vacances.

Malgré tout on a pris une vraie semaine de congé en partant vers Argelès. Je prendrai le temps de faire un petit article illustré.

La rénovation touche à sa fin, la location doit commencer dans quelques semaines. Ouf!...

Je vous promets quelques articles dans les semaines à venir avec des photos avant/pendant/après et quelques commentaires sur les difficultés rencontrées.

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 09:19

Je viens de finir La couette de l'oubli, un livre qu'on m'a offert et qui m'a permis de découvrir une intéressante saga : le donjon de Naheulbeuk.

http://francois.kersulec.free.fr/Images/Bibli/couvertures/lcdlo.jpg

En synthèse on pourrait dire qu'il s'agit de fantasy fantaisie

 

Fantasy signifie en anglais imagination, et désigne ainsi la littérature "imaginaire". Toute la fiction est bien entendu imaginaire, mais la fantasy est la littérature dont les histoires se déroulent dans des mondes ou des pays imaginaires. L'exemple le plus populaire est le Seigneur des anneaux, de JRR Tolkien. Dans son monde, La terre du milieu, vivent des humains mais aussi des hobbits, des elfes, des ogres, des sorciers, des nains et des monstres plus ou moins hideux et/ou dangeureux. Tout ce petit monde vit des aventures faites de quêtes, de voyages et de combats.

 

John Lang, auteur du Donjon de Naheulbeuk, breton né en 1972, a forcément lu ces classiques de la fantasy. Mais il est avant tout un rôliste, c'est à dire amateur de jeux de rôles. Dans ces jeux, qui peuvent durer plusieurs jours, les participant incarnent un ou des personnages qu'ils font évoluer, là aussi, dans des mondes imaginaires. Ces personnages sont caractérisés par des aptitudes, des points de vie et de force et des équipements. Au cours de leurs aventures ils vont devoir faire évoluer, si possible positivement, leurs caractéritiques tout en remplissant des missions.

 

John Lang a donc bien tout lu Tolkien, a beaucoup joué aux jeux de rôle, a sans doute lu et joué aux "livres dont vous êtes le héros", a probablement apprécié l'univers BD de Troy scénarisé par C. Arleston et posséde enfin un fort sens de l'humour. Et c'est en mixant ces influences qu'il a créé l'univers du Donjon de Naheulbeuk.

 

A l'origine il s'agit d'une saga audio sur internet. Puis avec la complicité de Marion Poinsot la saga a été déclinée en BD, dont 12 tomes sont déjà parus et le 13ème en cours de réalisation. Et en 2008 John Lang décide d'adapter sa saga en roman, format dans lequel il peut passer plus de temps à décrire personnages et situations. La saga est aussi mise en musique avec le groupe animé par John Lang, le Naheulband, et a donné lieu à des produits dérivés : figurines, cartes, jeux de société, T-shirt. On peut bien sûr trouver, notamment les fans le la première heure, que toutes ces déclinaisons sont du pur marketing. Mais ces différents supports (audio, BD, livres) sont aussi le moyen d'attirer un public plus varié.

 

La couette de l'oubli est donc le premier opus paru en livre et publié en 2008. Mais il correspond à la saison 3 de la saga audio. Même si ce n'est pas obligatoire, pour ceux qui voudraient commencer au tout début vient de paraître A l'aventure, compagnons qui reprend les saisons 1 et 2.

 

La couette de l'oubli, et plus généralement la saga du Donjon de Naheulbeuk, narre les (més)aventures d'une troupe d'aventuriers débutants constitués d'un ranger, d'un barbare, d'un ogre, d'un nain, d'une magicienne et d'une elfe. On les retrouve au début du livre de retour de leur quête au Donjon de Naheulbeuk où ils ont réussi à récupérer une statuette, sur demande d'un sorcier, qui grace à elle va pouvoir plonger le monde dans "la grande couette de l'oubli éternel". Mais nos aventuriers, qui n'avaient pas compris à quel noir desein ils oeuvraient, se retrouvent à devoir essayer de corriger leur erreur tout en échappant à tout ceux, nombreux, qui cherchent à les éliminer.

On suit donc cette compagnie de bras cassés, qui réussit à s'en sortir non grace à leurs talents (ils ne sont que "niveau 2") mais grace à la chance, aux malentendus et l'aide de "tonton Tutul".

Le texte alterne le récit de leurs aventures avec leurs pensées ("bulletin cérebral") et reprend les codes de la fantasy mais en y ajoutant l'humour (souvent absent de la fantasy classique), des références aux jeux de rôles (les niveaux, les compétences, les armes,...), des anachronismes volontaires, des jeux de mots, ...

 

Si vous voulez découvrir cet univers en expansion permanente allez faire un tour sur le site Pen Of Chaos où vous retrouverez les fichiers audios, téléchargeables gratuitement, et pleins d'informations et de liens.

 

La couette de l'oubli, J'ai Lu, 2010

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 15:00

Comme chaque année le mois de Juillet a vu se dérouler le Tour de France, épreuve cycliste de renommée mondiale et que j'ai suivie à la télé, en direct ou dans le résumé du soir.

Ce tour est fini, ainsi que le livre que j'ai lu en même temps : Fin de cycle, écrit par Pierre Ballester.

 

http://francois.kersulec.free.fr/Images/Bibli/couvertures/fdc.jpg

 

Ancien journaliste à l'Equipe où il a couvert notamment 10 Tours de France (1990-2000), Pierre Ballester s'est spécialisé dans les enquêtes sur le dopage. Il devient ainsi le nègre de Willy Voet pour son livre Massacre à la chaîne (Ed. Calmna-Levy,1999), paru à la suite du scandale Festina (1998) et dans lequel il va révéler les pratiques et les dessous du cyclisme. Il a aussi été le nègre de Bruno Roussel pour Tour de Vices (ed. Hachette Littératures, 2001), de Jérôme Chiotti pour De mon plein gré (ed. Calmann-Lévy, 2001) et de Philippe Boyer pour Champion, flic et voyou (Ed. La Martinière,2003).

 

Sa connaissance accrue du cyclisme et du dopage lui permet de se lancer dans une vaste enquête sur les pratiques frauduleuses de Lance Armstrong. Il publie sur ce sujet L.A. Confidential (La Martinière, 2004), L.A. Officiel (La Martinière, 2006) et Le sale Tour (Seuil, 2009), tous les 3 écrits en collaboration avec David Walsh.

 

La justice américaine et l'USADA ont confirmé fin 2012 ce que Pierre Ballester denonçait depuis 8 ans sans être vraiment écouté : Armstrong a triché et volé ses 7 victoires sur Le Tour, qui lui ont maintenant été officiellement retirées.

 

Ce nouveau livre de Pierre Ballester vient donc conclure la grande enquête "Armstrong" en apportant des éléments sur le "système" qui a permis au cycliste américain de passer à travers les mailles du filet pendant si longtemps. Et selon P. Ballester, tout le monde est coupable : L. Armstrong et son manager bien sûr, mais aussi l'UCI, ASO, les sponsors ou partenaires, les médecins,et bien sûr les médias. A défendre uniquement leurs intérêts, essentiellement financiers, ils ont fini par tuer Le Tour.

 

Ce livre est riche d'informations et de détails, et a conforté ma propre opinion. On le sait depuis longtemps le dopage est présent dans le sport en général et dans le cyclisme en particulier. Dès les premiers Tours de France, les coureurs trichaient, soit en essayent de prendre le train pour raccourcir des étapes de  plusieurs centaines de kilomètres, soit déjà en prenant des "aides" médicales (cocaïne, chloroforme, ...). Et cela ne sait jamais arrêté, les produits ont évolué, les méthodes aussi. Des coureurs meurent, en course (Tom Simpson, 1967) ou en dehors (Pantani, 2004, Frank Vandebroucke, 2009) victimes de leur propre inconscience. Des scandales éclatent, le plus célèbre ayant eu lieu en 1998, au coeur des années folles de l'EPO.

On pouvait espérer qu'un grand ménage serait fait après 98 et que le cyclisme retrouverait un peu de blancheur. Hélas, il semble que ce soit tout le contraire : Il y a donc eu les années Armstrong et la tricherie maintenant révélée. Mais il y a aussi chaque année des coureurs testés positifs et exclus (pendant le Tour mais bien trop souvent longtemps après), des coureurs pris dans des affaires de dopage (Puerto). Et récemment la commission d'enquête sénatoriale qui révèle des noms de coureurs dopés en 1998 (Jalabert, Leblanc,...). Il y a enfin les aveux de coureurs retraités et repentis : Riis, Ullrich, O'Grady, Zabel,... La liste est désespément trop longue.

Le retrait des titres de L. Armstrong a en outre prouvé une chose car il a été impossible de réattribuer sur tapis vert ces titres : bien souvent les coureurs ayant fini 2ème, 3ème, voire plus, ces mêmes années, ont eux aussi été rattrapés par des révélations  ou des affaires de dopage. Quelques-uns ont essayé de dresser un classement "nettoyé : Johan Hufnagel, sur Slate.fr ou Victor Dhollande-Monnier sur Europe1.fr.

 

Regarder le Tour tout en lisant ce livre relève un peu de la schyzophrénie : comment croire à ce qu'on regarde en sachant ce qui se passe en coulisse? Pour la France vue du ciel? Sans doute un peu. Par amour du vélo? Bien sûr. Pour les enjeux sportifs? Un peu. Mais en tout cas pas du tout pour ces responsables d'équipe anciens dopés (on se doute des conseils que peuvent prodiguer un Riis ou un Vinokourov à leurs coureurs...). Ni pour les coureurs "téléguidés" à travers l'oreillette par leur directeur sportif. Non plus pour le vainqueur 2013, C Froome, squelettique (faut-il y voir un effet secondaire de la nouvelle petite pilule en vogue dans le milieu : Aicar?) mais capable de monter le Ventoux à la vitesse d'un scooter et de gagner des contre-la-montre.

 

Doit-on dire, comme pour les Rois : Le Tour est mort! Vive Le Tour? Il faut le croire tant les spectateurs sont toujours aussi nombreux sur les bords de la route du Tour (un peu moins sur d'autres courses cyclistes il est vrai) et les téléspectateurs devant leur TV ou PC (à commencer par moi).

 

Allez, je vais aller rouler : 80km à 25km/h de moyenne. J'en suis sûr, je ne suis pas dopé à l'insu de mon plein gré.

 

Fin de Cycle, Pierre Ballester, Ed. La Martinière, 2013

 

 

 

 

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 10:00

Il y a quelques mois j'ai assisté au spectacle de Jacques WEBER nommé Eclats de vie dans lequel, seul en scène et sans décor, il joue une succession de textes choisis et montés par lui-même et sa femme. Ces textes sont issus du répertoire classique français (Rostand, Courteline, Duras, La Fontaine, Corneille, Molière, Flaubert), d'humoriste (Devos), de touche-à tout (Vian), de poète (Rimbaud) et aussi de J Weber lui-même.

J'avais rédigé à l'ocassion de ce spectacle un billet sur ce même blog :  lire ici.

 

Je concluais ce billet en regrettant de ne pas avoir acheté le recueil de textes à l'issu du spectacle .

Mais grace à la rencontre d'un éditeur, François Gauthier des éditions Scriptoria, d'un dessinateur, Dominique Simon, et bien sûr de J Weber, j'ai pu réparé mon erreur et acquérir ainsi un magnifique livre.

 

http://francois.kersulec.free.fr/Images/Bibli/couvertures/edv.jpg

 

Dominique Simon, dessinateur et illustrateur notamment dans la mode (vous pouvez voir certaines de ces oeuvres sur son site), a donc illustré avec talent les textes joués sur scène.

 

Les dessins pleine page sont des aquarelles noir et blanc réhaussées de touches de rouge, où évoluent des personnages, hommes, femmes et animaux, aux trait vifs et nerveux, un peu à la Sempé. Sous les dessins est placé l'extrait du texte ayant guidé le choix de l'illustration, parfois adapté ou complété par D Simon.

 

Au contraire de la scène sans décor où tout tenait du jeu de l'acteur, les illustrations placent le récitant et autres personnages au milieu de décors riches, de "grands espaces" selon les propos de D Simon dans sa post face : décors extérieurs campagnards, marins ou urbains, décors intérieurs de scène de théatre, de café Empire, de dortoirs, d'églises, ou d'appartements aux plafonds immenses.

 

Chaque page de texte est présentée avec l'illustration correspondante en vis-à-vis, permettant au lecteur de visualiser la manière dont l'un renforce et complète l'autre. Il est intéressant d'imaginer comment un illustrateur, à la lecture d'un texte, peut avoir la vision, au détour d'une phrase ou d'un paragraphe, du dessin qu'il va faire naître de ses pinceaux.

 

Un grand plaisir visuel, une belle expérience de lecture.

 

Eclats de Vie, Editions Scriptoria, 93p, 26€, ISBN 978-2-9538485-5-7.

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 19:00

Je viens d'achever le livre signé Cornelus Ryan et intitulé Le jour le plus long.

http://francois.kersulec.free.fr/Images/Bibli/couvertures/ljlpl.jpg

Je connaissais surtout la version cinématographique sortie en 1962, avec une pléiade d'acteurs célèbres (John Wayne, Henri Fonda, Robert Mitchum,...). Ce film grandiose est dont tiré du livre homonyme paru en 1959.

 

15 ans après les faits, évidemment mondialement connus, Cornelus Ryan, journaliste et correspondant de guerre, livre ce récit sur l'événement majeur de la seconde guère mondiale. Minute après minute il relate le déroulement de l'opération Overlod, depuis l'avant-veille et l'éprouvante attente des soldats et du commandement, jusqu'à la fin de la première journée du débarquement (6 Juin 1944) en passant par la difficille décision de Einsenhower de retarder puis de lancer la plus vaste opération de débarquement jamais réalisée. Le récit, basé sur des centaines de témoignages de soldats des 2 camps et de tout grade et des milliers de pages d'archives de guerre, nous fait revivre les difficultés de ce débarquement, les lourdes pertes sur certaines plages (Omaha Beach en particulier), la peur des soldats, les conditions extrèmes en l'air, en mer et sur terre, les erreurs du comandement allemand qui ont probablement aidé au succès final de l'opération. Ce jour le plus long sera aussi le premier de la libération de la France et conduira à la victoire finale presqu'un an plus tard, et après malheureusement encore des centaines ou des milliers de morts des 2 cotés.

 

J'ai achété ce livre après une visite (humide) cet été, au cours de nos vacances en Normandie, des plages du débarquement et plus particulièrement de Utah Beach, à quelques kilomètres de Ste Mère l'Eglise, où le débarquement s'est plutôt mieux déroulé que sur d'autres plages avec beaucoup moins de pertes.

Monument plage d'Utah Beach

Un monument à l'entrée de la plage rappelle au souvenir de ce qui s'y est déroulé presque 70 ans auparavant. Un musée permet de se plonger dans les vestiges du passé avec de nombreuses photos et explications, l'exposition de nombreux véhicules militaires (avions, tank, chaloupe de débarquement,...) et un film explicant le déroulement du débarquement.

Intérieur musée d'Utah Beach

 

Une occasion de faire une révision d'histoire en contexte pour nous comme pour nos filles.

Il est, à mon avis, très important de se souvenir de cette guère qui a déchiré l'Europe et le Monde avec l'espoir de ne plus jamais voir ça, ni en Europe bien sûr, ni ailleurs.

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 14:29

La vie mode d'emploi, roman foisonnant de Georges Pérec de plus de 500 pages a été écrit en presque 10 ans (1969-1978). Et à le lire on comprend pourquoi il a fallu tant de temps à son auteur pour rédiger un tel livre.

http://francois.kersulec.free.fr/Images/Bibli/couvertures/lvmde.jpg

G Pérec est une des figures de proue de l'Oulipo, l'OUvroir de LIttérature POtentiel,  groupe littéraire fondé en 1960 par Raymond Queneau et dans lequel il entrera en 1967. Les écrivains de ce groupe rédigent des livres en se fixant des contraintes syntaxiques ou narratives. L'exemple le plus célèbre est sans doute le roman de Pérec, La disparition, écrit sans utilisation de la voyelle 'e' (lipogramme), ou son contraire Les Revenentes (1972), où le 'e' est cette fois la seule voyelle autorisée. Ces contraintes qui peuvent paraître artificielles ou limitatives obligeaient les auteurs à créer de nouvelles formes d'expression et donc à faire montre de créativité. 

 

La vie mode d'emploi, chronique d'un immeuble parisien et de ses occupants sur plus de cinquante ans, est écrit avec ces jeux de contraintes. On n'est pas obligé de les connaître avant de débuter la lecture de ce livre, mais elles apparaissent assez rapidement aux yeux du lecteur qui finit même par les chercher. On peut citer notamment le plan du livre, en 99 chapitres, où l'ordre de présentation des appartements correspond au trajet d'un cavalier (qui se déplace en L) sur un échiquier constitué du plan de l'immeuble vu comme un carré de 10*10 'cases'.

 

Le livre est construit façon puzzle où chaque appartement, voire chaque pièce(!), est décrite tour à tour (une par chapitre), avec des descriptifs détaillés des lieux, de leurs occupants et des histoires auxquelles ils sont liées; peu à peu le lecteur reconstitue une belle vue d'ensemble. Le puzzle est d'ailleurs le thème de l'une des histoires les plus étoffées du livre, celle de Gaspard Winckler chargé de créer des puzzles à partir des aquarelles peintes par Bartlebooth, riche amateur de peinture et de puzzles, et qui passera sa vie à les reconstituer puis à les détruire selon un protocole très précis.

 

Le livre est aussi un empilage gigogne d'histoires : les appartements visités sont minutieusement décrits, et tous contiennent des peintures ou illustrations, à leur tour minutieusement décrits, quand eux-même ne contiennent pas des livres ou tableaux à décrire... G Pérec mélange ainsi les récits, les fables, les contes, les escroqueries, les enquêtes, les heurs et malheurs des habitants de ce petit monde ou de personnages connexes.

 

Ce livre est un joyeux fourre-tout, livre-puzzle, livre-gigogne, livre-brocante, livre-manège de la vie qui visite cet immeuble de la cave aux greniers.

 

 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 11:00

Durant nos vacances d'été 2012, et plus précisément la première semaine passée dans le Cotentin, nous avons visité la cité de la mer de Cherbourg.

Cité de la mer-Cherbourg

 

La cité de la mer, aménagée dans l'ancienne gare maritime et ouverte en 2002, est consacrée au monde de la mer bien sûr et plus particulièrement aux fonds sous-marins et à leur exploration. Dès l'immense hall d'accueil, et avant même d'avoir payé, on peut admirer différents engins ayant participé à l'exploration des fonds sous-marin, depuis les premiers modèles en bois qui ressemblent à des tonneaux jusqu'aux bathyscaphes modernes capables d'atteindre plus de 10000m de profondeur.

La grande galerie des engins et des hommes de la Cité de la mer

 

Une fois réglé le ticket d'entrée, quatre grandes parties s'offrent au visiteur.

 

Une attraction, type cinéma dynamique, simulant un voyage sous-marin, agrémenté de quelques explications pédagogiques et écologiques. A mon avis la moins intéressante des parties proposées.

 

Une belle exposition temporaire consacrée au Titanic, à l'occasion du centenaire de son naufrage, avec vidéos, reproductions de salles et matériels du bateau, et exposition sur le naufrage et l'enquête qui a suivi. A noter que la première partie de l'exposition, consacrée aux migrants qui prenaient les transatlantiques pour fuir l'Europe avec l'espoir de trouver fortune en Amérique, est installée dans la magnifique salle d'embarquement toujours utilisée pour les voyages de croisière. Cette salle peut donc ne pas être accessible si un départ a lieu.

 

Expo Titanic-Cité de la mer

 

Dans une autre partie on trouve un magnifique aquarium de 11m de haut, d'un diamètre de 10m, rempli d'un millier de superbes poissons tropicaux colorés, et qui s'admire sur 3 niveaux. Sur ces niveaux on trouve notamment une exposition sur les modes d'exploration sous-marine, avec des vitrines présentant le matériel utilisé par les plongeurs. Cela va du scaphandre alimenté en oxygène par une pompe en surface (celui qu'utilisaient Tintin et ses amis dans Le trésor de Rackam le rouge, évoqué par des petites mises en scène dans l'expo) jusqu'aux moyens modernes avec utilisation d'hélium ou des bases de plongées. Dans ces dernières, immergées à forte profondeur, les plongeurs restent à haute pression pendant plusieurs jours pour effectuer plusieurs plongées et n'avoir qu'une seule (longue!) phase de décompression en fin de mission. On trouve aussi de petits (relativement à l'aquarium principal) aquariums cylindriques présentant divers familles d'habitants des mers. On peut enfin admirer un bassin ouvert, dans lequel évoluent des raies que les visiteurs peuvent, en respectant certaines règles, caresser.

Aquarium de la Cité de la mer

 

Aquarium de la Cité de la mer

 

On peut enfin admirer et visiter un SLNE (Sous-marin Nucléaire Lanceur d'Engins), à savoir le Redoutable lancé en 1967 et désarmé en 1991. Il a été placé en cale sêche et aménagé pour la visite (avec notamment le retrait de la tranche nucléaire et bien sûr des missiles) et permet de découvrir une vaste et complexe machinerie et un aménagement particulièrement exigu (il faut voir notamment les couchettes superposées où il est à peine possible de s'allonger) dans lequel une centaine de marins vivaient au cours de missions de près de 2 mois sans remonter à la surface.

SNLE Le Redoutable

 

Intérieur du Redoutable

 

C'est d'ailleurs le thème du roman Le jour ne se lève pas pour nous écrit par Robert Merle et publié en 1990, qui raconte, par la voix du médecin embarqué à bord d'un SLNE, la vie quotidienne de ces hommes appelés à vivre en promiscuité pendant 2 mois avec le doigt sur la gâchette nucléaire. Leur mission se résume en effet à se tenir cachés et prêts à obéir à un ordre du chef de l'état d'ouvrir le feu nucléaire, dans un système de terreur où chacun menace son voisin de riposter en cas d'attaque, en espérant bien sûr à ne pas avoir à le faire. On découvre dans ce récit la vie de ces hommes, leur métier, mais aussi leurs doutes et leurs tracas.

http://francois.kersulec.free.fr/Images/Bibli/couvertures/ljnslppn.jpg

 

Robert Merle, auteur français (1908-2004) que j'apprécie particulièrement, a aussi écrit des livres historiques, sur l'histoire récente (la déroute de 40 à Dunkerque dans Un week-end à Zuydcoote, ou la biographie romancée d'un responsable de camp d'extermination Nazi dans La mort est mon métier) ou plus ancienne comme dans la série Fortune de France qui se passe au moment des guerres de religion.

 

J'avais lu et apprécié ce livre en 1994, et je l'ai acheté à la boutique souvenir de la cité de la mer pour le faire découvrir à ma famille et sans doute le relire avec d'autant plus d'intérêt que j'ai vu l'intérieur d'un sous-marin.

 

J'aime beaucoup ces rayons livres des boutiques souvenirs qui offrent un choix désormais plus riche puisqu'on peut trouver, outre les traditionnels guides et albums photos du lieu visité, des récits, biographies ou romans en lien avec le site.

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